| Titre : | ARCHIVES DE PHILOSOPHIE. Trimestriel, Cahier 1, T. 85, - janvier-mars 2022 - Philosophie de la photographie. De l'empreinte naturaliste à l'objet théorique |
| Type de document : | Bulletin : texte imprimé |
| Paru le : | 01/01/2022 |
| Année de publication : | 2022 |
| Format : | 206 p. |
| Langues: | Français |
| Mots-clés: | PHOTOGRAPHIE , PHILOSOPHIE |
| Résumé : |
Réunissant cinq études fines, alertes, rigoureusement informées, Philosophie de la photographie. De l’empreinte naturaliste à l’objet théorique est la présentation de la manière originaire dont la philosophie se réalise en travaillant, encore et toujours, la question du temps et de l’instant, de l’espace et de la composition spatiale, du visage et de la personnalité, du sujet singulier et de la communauté politique : dès lors qu’elle prend acte de l’irruption de l’image photographique dans la vie de la pensée et de ses effets sur cette vie ; dès lors qu’elle prend acte de l’irruption du medium technique de l’image et de ses effets sur l’abord du réel.
Qu’un medium technique modifie et affine l’œil et le regard de l’homme, cela n’est pas nouveau. Le télescope recula les limites imposées à l’œil aimanté par l’infini du cosmos, de même que le microscope pour le regard inlassablement tourné vers l’infiniment petit. Il en va tout autrement avec l’image photographique et le medium technique. Ils impliquent, eux aussi, l’œil et le regard, mais ils les impliquent dans un moment particulier : celui de l’instant photographique, lequel n’est ni un instantané ni un arrêt ou une suspension du temps. Or l’instant lui-même se trouve du même coup propulsé sur le devant de la scène philosophique, où il s’envisage désormais du point de vue de son incidence, inédite, dans la vie de l’homme. Habité par toute la puissance évocatrice de la langue allemande, Goethe en avait déjà eu l’intuition quand il mit sur les lèvres de Faust : « Demeure donc, Instant (Augenblick), tu es si beau ! ». Augenblick associe en effet l’œil (Auge) et le regard (Blick) qui, ensemble, posent et décomposent le flux du temps et les éléments de tout espace en se jouant de leurs continuités et discontinuités, ceci dans la conscience trouble que l’esprit courbe de Chronos imprègne tout. En ce sens, l’instant photographique met à mal, pour nous, tant l’esthétique kantienne de la Critique de la raison pure que le chemin phénoménologique husserlien de constitution du sens. L’approche même du temps et celle de l’espace sont dès lors à reconsidérer et, avec elles, tout le programme de la philosophie. Philosophie de la photographie. De l’empreinte naturaliste à l’objet théorique a la valeur programmatique d’une nouvelle figuration de la philosophie. En commençant par un acte premier, la refonte de l’esthétique. Il nous rappelle que ce n’est pas l’homme qui fait la philosophie. C’est elle, la philosophie, qui prend forme et consistance dans une pensée, une recherche, une langue à un moment donné du temps et de l’histoire des hommes, des arts et des techniques. Ce dossier, dirigé par Carole Maigné, en est la manifestation magistrale. La Rédaction |
Exemplaires
| Code-barres | Cote | Support | Localisation | Section | Disponibilité |
|---|---|---|---|---|---|
| aucun exemplaire | |||||



